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Depuis le mois de juillet 2007, les parisiens et les touristes ont découvert une nouvelle façon de se déplacer dans Paris : Vélib. Les sceptiques en ont été pour leur frais car dès les premiers jours, l'opération a connu un succès qui ne s'est pas démenti par la suite.

Il s'agit d'une location de vélo à courte durée censée seconder les transports en commun pour des trajets courts. Des dizaines de milliers de vélos sont ainsi mis à la disposition des abonnés qui peuvent en disposer autant de fois qu'ils le veulent. Après avoir souscrit un abonnement de 1 ou 7 jours ou d'un an, l'utilisation des vélos est entièrement gratuite durant la première demie-heure. Les demie-heures suivantes sont facturées 1€, puis 2€ et enfin 4€ par demie-heure. Un tarif qui rappelle que Vélib est prévu pour une utilisation courte, les durées plus longues restant le domaine des loueurs de vélos. Il est bien sûr possible de reposer son vélo et de le reprendre une ou deux minutes après pour une nouvelle demie-heure gratuite. Des stations sont éparpillées en peu partout dans la ville, tous les 300m en moyenne. On peut donc prendre un vélo à un endroit, faire une promenade et laisser le vélo sur une autre borne dans la demie heure sans autre coût que l'abonnement de départ.

Les possesseurs de la carte Navigo ou de la carte d'abonnement Vélib sont avantagés car il suffit de la passer la carte sur le support du vélo pour le décrocher . Les autres doivent passer  par la borne et y choisir le n° du vélo convoité.

Important : Ne perdez pas la carte Vélib et ne jetez pas le ticket que vous donne la borne. C'est, pour des voleurs éventuels, une façon très simple de se procurer un vélo sur votre compte et c'est vous qui serez débité de 150€ si le vélo ne revient pas...

Les parisiens ont vite compris l'intérêt de se déplacer aisément et les touristes ont découvert une manière fantastique de visiter la ville à son rythme. Toutefois, il y a quelques défauts au système qu'il vaut mieux avoir en tête pour éviter les déconvenues :

  • Les bornes n'acceptent que les cartes de crédit à puce. Ce qui exclu beaucoup de touristes, en particulier nos amis canadiens.
  • Il y a beaucoup de stations, mais elles sont placées à de curieux endroits, souvent cachés. On a peu de chance de les trouver en cherchant le long des grands axes ou à des carrefours. Il est prudent de se procurer une carte avant de commencer son voyage pour ne pas passer son temps à chercher. C'est particulièrement énervant quand on cherche une station pour reposer son vélo alors que le temps tourne... Heureusement, des cartes sont imprimables sur le site de Paris Vélib.
  • Il y a beaucoup de vélos en mauvais état, et pas seulement par malveillance. Certaines parties sont particulièrement fragiles. Il faut prendre le temps de faire une vérification. Vérifiez la chaîne et les pneus. En soulevant légèrement le vélo, donnez un coup de pédale pour voir si la roue arrière tourne facilement que la chaine n'est pas distendue, que les freins et les vitesses fonctionnent.
  • N'utiliser pas Vélib si vous avez un rendez vous important. Il est très fréquent de ne pas trouver de place à destination, ou qu'une station entière soit en panne, et il peut arriver d'avoir à chercher un bon moment avant de pouvoir rendre son vélo. Si une station est pleine, la borne vous accorde un quart d'heure supplémentaire pour pouvoir en rejoindre une autre repérable sur un plan de quartier. Un bon jeu piste en perspective car il n'est pas toujours facile de trouver la station, même après l'avoir repérée sur la carte. Un plan interactif des stations voisines avec le nombre de places libres ou de vélos disponibles est prévu sur les bornes, mais cette facilité ne fonctionne pratiquement jamais ! Certains quartiers en hauteur, comme Montmartre ou Belleville, sont souvent en manque de vélos car beaucoup d'utilisateurs les apprécient pour descendre, mais peu ont le courage de les remonter. Les stations en hauteur sont donc souvent vides malgré les efforts des véhicules qui essayent d'équilibrer les choses en remplissant les stations vides et en vidant les stations pleines. A l'inverse, les stations en bas des collines ou près des quartiers animés le soir sont souvent saturées et il est alors très difficile d'y laisser son vélo.
  • Une demie-heure, c'est court pour circuler dans Paris. Les responsables du projet ont expliqué que c'était le temps qu'il fallait à un vélo pour aller d'une porte de Paris au centre, mais sans EPO il faut au moins compter le double ! Si on ajoute le temps pour trouver une place disponible, il faut rester un oeil sur sa montre.
  • Les structures prévues pour les cyclistes restent plutôt rares à Paris et l'afflu soudain de milliers de vélos supplémentaires sur les quelques pistes cyclables ou dans les voies de bus obligent à la plus grande prudence. La ville affiche une volonté de décourager les voitures, mais les feux (synchronisés pour des vitesses de 50 km/h), les carrefours, les sens interdits restent concus pour les autos. Et il n'est pas rare qu'une piste cyclable s'arrête brutalement juste avant une place particulièrement dangereuse pour reprendre après. Pendant la traversée de la place : Débrouillez vous. Les conducteurs parisiens s'habituent peu à peu à la présence des vélos mais il faut rester extrèmement vigilant.

Malgré ces réserves et ces défauts, Vélib reste une manière fantastique de découvrir la ville pour un prix dérisoire.

http://www.velib.paris.fr/

 
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