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Paris-Gay.com, le guide gay et lesbien de Paris

Les Passages Couverts.

Le XIXème siècle a sculpté les rues de Paris de manière insolite en ménageant entre les artères en plein air des passages couverts surprenants et charmants. Si on en dénombrait 137 en 1828, il n'en reste que 24 de nos jours. Ils attendent le promeneur curieux, romantique et musardeur pour une balade entre lèche-vitrine, shopping et " détente " autour des bains de vapeur ! (...le circuit proposé passe à côté de cinq grands saunas gays parisiens).

La balade commence à deux pas du Musée du Louvre et des Halles au 19, rue Jean-Jacques Rousseau.
(Si soudain, vous préférez faire un peu de sport ou une balade dans un bain de vapeur, le sauna Gym Louvre est tout près.)

Attention ! on peut facilement rater les entrées des passages et galeries. Certains sont fermés le dimanche et le soir.

La Galerie Véro-Dodat est une des plus belles de la capitale.
Intime et luxueuse à la fois, cette galerie construite en 1826 à été la première protégée par les Monuments Historiques dès 1965. Elle doit son nom à ses deux promoteurs, le charcutier Véro et son associé Dodat. Toute la décoration rappelle l’époque Restauration et ce passage fut un des premiers à recevoir une des grandes innovations de l’ère industrielle : l’éclairage au gaz.



A voir :

  • "Il bisonte" , maroquinier ;
  • FMR, éditeur de livres d’art ;
  • La boutique d’un luthier;
  • Des magasins d'antiquités;
  • Le "café de l’Epoque" où Gérard de Nerval venait prendre un verre avant d’aller au théâtre.

En sortant de la galerie, prendre la rue Montesquieu, juste en face.
Une petite larme en croisant la rue des Bons Enfants avec le défunt sauna Univers Gym.

La balade continue tout droit pour atteindre les Jardins du Palais-Royal au niveau des Colonnes de Buren (ok, c’est un jardin, mais ça ne drague pas. Ou alors faites nous part de vos expériences ici…).
Aux beaux massifs de fleurs et à l’architecture néo-classique préférez les arcades et leurs boutiques d’une autre époque.

Le vaste ensemble d'appartements et de boutiques sous arcades a été construit à la fin du XVIII ème siècle par le cousin du roi, Philippe Egalité, duc d'Orléans autour des jardins de sa résidence parisienne (le Palais Royal). Ouverts au public dès son inauguration, les arcades et le jardin deviennent l'endroit le plus couru des nuits parisiennes à la fin de l'ancien régime et sous la Révolution. Maisons de jeux, prostituées, cabarets donnaient au quartier une réputation sulfureuse. C'était aussi un haut-lieu de rencontres homosexuelles. D'après les chroniqueurs de l'époque, il s'en passait même de belles au premier étage d'une taverne située sous les arcades !
Plus proches de nous, les écrivains Colette et Jean Cocteau ainsi que la chanteuse Mireille ont vécus au Palais Royal.

A voir en remontant sur la droite (Galerie de Valois) :

  • Les salons Shiseido, pour choisir son mascara dans la copie idéale d’un magasin du XIXème siècle ;
  • Joyce, pour ses créations japonaises ;
  • La boutique-boudoir de Siki de Somalie, toute capitonnée de rouge, pour ses créations de bijoux théâtraux, ses antiquités hétéroclites mais toujours très cocottes… et ses manteaux des années trente ;
  • Libraires spécialisés dans les manuscrits et les autographes ;
  • Le Prince Jardinier, pour taquiner les roses et les légumes comme au château.

Au fond des jardins, les péristyles qui longent la rue de Beaujolais accueillent souvent les samedis et dimanches après-midi des chanteurs lyriques (haute-contre ou soprano). Un régal inattendu en plein Paris !

Pour ceux qui veulent encore flâner sous les arcades du Palais-Royal, deux autres galeries abritent des boutiques inattendues (autrement, passez l'encadré qui suit) :

A voir Galerie du Beaujolais :

  • La petite boutique de boites à musique d'Anna Joliet (elle est située juste sous l'appartement de Colette) ;
  • Le Véfour. Célèbre restaurant installé ici depuis le 18ème siècle.

A voir Galerie de Montpensier :

  • L'Escalier d'Argent, petite boutique d'antiquités et gilets (!) ;
  • Didier Ludot, antiquaire spécialisé dans la haute-couture (pour trouver un ensemble Courrèges 1972, ou une robe Dior ou Balmain d'époque) ;
  • Les Drapeaux de France, pour les amateurs de soldats de plomb en tous genres. Une institution.

Faire demi-tour pour rejoindre l'itinéraire dans la Galerie de Valois


Sortir de la Galerie de Valois, rue de Beaujolais. N'attendez pas au numéro 18, l'ouverture du Club 18, il est bien trop tôt ! Montez plutôt au niveau du numéro 8, les quelques marches qui mènent au minuscule Passage des Deux Pavillons.

 

A voir :

  • La petite librairie, pour ses ravissantes cartes postales ;
  • La minuscule boutique Small Is Beautiful, pour habiller ses enfants (ou ses neveux et nièces) de moins de six ans.

De là, en traversant la rue des Petits-Champs on atteint (en se dirigeant un peu sur la droite) la Galerie Vivienne (rue des Petits-Champs).

La Galerie Vivienne, construite en 1823, fait défiler sous sa verrière toute une décoration d’inspiration antique.

Ce passage, plus que tout autre, abrite de nombreuses boutiques où s’attarder.


A voir :

  • L’incroyable choix de tire-bouchons classiques, design ou insolites de la cave Lucien Legrand filles et fils (c’est tellement la France !) Belle cave à vin. On peut aussi y déjeuner ;
  • Les tissus Wolf et Descourtis ;
  • Les fleurs artificielles d’Emilio Robba ;
  • " A Priori Thé ", salon de thé à l’incomparable chocolat chaud à l’ancienne (belles salades à midi) ;
  • la librairie Jousseaume, fondée en 1826 et fréquentée par Colette et Aragon.

Au fond, la Galerie Vivienne fait un coude. Ne pas tourner à gauche serait une pure hérésie : c'est ici que se cache la boutique Jean-Paul Gaultier.


De cette partie de la Galerie Vivienne, on atteint un des plus vastes et majestueux passages de Paris : la Galerie Colbert.

La Galerie Colbert étonne d'abord par sa luxueuse décoration pompéienne. C'est le siège de l'Institut National de l'Histoire de l'Art (accès libre).


Revenir dans la galerie Vivienne, tourner à gauche pour sortir rue Vivienne et prendre sur la droite. On longe alors l’arrière des bâtiments historiques de la Bibliothèque Nationale.
Remonter toute la rue Vivienne (traverser la rue du Quatre-Septembre, longer la Bourse) et tourner à droite dans la rue Saint-Marc.
Pause sauna ? L’Euro men’s club est 10, rue St Marc.
C’est au même endroit que s’ouvre le célèbre Passage des Panoramas.

Le Passage des Panoramas doit son nom aux attractions qui encadraient son entrée au XIXème siècle. Comme leur nom le laisse deviner, ces panoramas abritaient sous de vastes rotondes, des vues panoramiques peintes, fidèles imitations de paysage sur 360°.
Tout étroit et encombré d’enseignes, ce passage permet de gagner les Grands Boulevards. L’entrée des artistes du théâtre des Variétés où Offenbach a triomphé donne dans ce passage. Elle est décrite par Zola dans son roman " Nana ". Aujourd’hui, elle est empruntée par les nombreuses vedettes qui se produisent dans ce théâtre. A la fin du XIXème siècle, l'Académie Jullian, accessible aux femmes, fut entre autres fréquentée par de jeunes lesbiennes peintres.


A voir :

  • La façade et l'intérieur de la boutique du graveur Stern datant de 1840 ;
  • Cario Cezkam Ateliers, pour ses créations de mobiliers et d’objets décoratifs ;
  • les boutiques des philatélistes, numismates et vendeurs de cartes postales anciennes ;
  • la façade en bois sculpté du salon de thé " l’arbre à cannelle ".

Traverser le boulevard Montmartre et entrer juste en face dans le Passage Jouffroy.

Le Passage Jouffroy longe le musée Grévin, l'une des plus anciennes attractions de Paris récemment restaurée. Dans un décor très kitch de la fin du XIXème siècle, ce musée présente une collection de mannequins de cire, fidèles portraits de personnages historiques et de vedettes.
L’entrée discrète du douillet hôtel Chopin est au fond du passage.
Suivre les coudes de cette galerie couverte pour atteindre la rue de la Grange Batelière.

A voir :

  • " La boutique des tuniques ", à recommander à toutes les Zaza Napoli du globe ;
  • " le palais Oriental ", pour son Orient de pacotille ;
  • les magasins de jouets et de maisons de poupées ;
  • " La tour des Délices ", pour succomber aux excellentes pâtisseries (salon de thé ou portions à emporter. Restauration le midi) ;
  • la galerie Segas, pour sa collection de cannes anciennes ;
  • la grande librairie spécialisée dans le cinéma, pour ses affiches et ses photos.

Au bout du passage Jouffroy traverser simplement la rue pour entrer dans le Passage Verdeau.

A voir :

  •  "Le bonheur des dames ", vieille mercerie ;
  • " le cabinet des curieux " de Thierry Ruby, antiquaire ;
  • la vieille librairie Farfouille ;
  • Les boutiques des antiquaires ;
  • Les galeries de peintures anciennes ;
  • Photo-Verdeau, pour ses appareils et ses tirages d'une autre époque.

Ressortir rue du faubourg Montmartre.
A quelques mètres sur la gauche, l’angle de la rue de Provence, " A la mère de famille " est un des plus vieux magasins de Paris, fondé en 1761. Les amateurs de confiseries feront un petit arrêt.

Revenir sur ses pas en direction du boulevard Montmartre.
Sur le même trottoir, au numéro 7, le Bouillon Chartier, vieux restaurant populaire fondé en 1896 garde son décor et son atmosphère de brasserie parisienne éternelle. Porte à tambour ; garçons au long tablier blanc portant des pyramides d’assiettes le long du bras ; cuisine traditionnelle française peu coûteuse : une adresse à ne pas manquer.
En face, la façade de l'ancien music-hall Le Palace rappelle qu'il fut transformé en boite de nuit à la fin des années 70. C'était alors, avec ses thés dansants du dimanche et ses soirées du mercredi, un haut lieu de la branchitude homo. A deux pas, au numéro 4, s’ouvre la porte du sauna IDM (au fond de l'impasse).

Pour ceux qui s'intéressent encore aux rues de Paris (et qui peuvent attendre avant d’aller se détendre au sauna), prendre le boulevard Montmartre sur la droite et descendre jusqu’au carrefour avec les rues de Richelieu et Drouot (M° Richelieu-Drouot).
Au 97 rue de Richelieu, s'ouvre le très luxueux passage des Princes, transformé en grand magasin de jouet.


En dehors de cet itinéraire d’autres passages couverts parisiens méritent une visite :

Le Passage du Grand-Cerf s'ouvre rue St Denis et rue Dussoubs. A deux pas de la rue Montorgueil (à voir pour son marché permanent, son ambiance typique de Paris et pour tous ces beaux garçons gays et branchés qui habitent le quartier) ce passage a été restauré avec faste. Il servait au XIXème siècle de terminus aux diligences et abrite aujourd'hui des créateurs en tout genre.
En mai et en octobre, les commerçants organisent les "Puces du Design" dédiées aux objets des années 60 et 70.

A voir :

  •  MX, créatrice de bijoux en perles (certaines exclusivités tendances de chez Colette sont imaginées ici) ;
  • PM Co Style, meubles et vaisselles asiatiques (un décor digne de "Marie-Claire Maison") ;
  • As’Art, art et artisanat d’Afrique ;
  • Plusieurs boutiques de créateurs de luminaires ;
  • La Corbeille, galerie-brocante, mobilier 70's ;
  • Men By Men, tee-shirts à faire craquer les homos ;
  • Rickshaw, objets et textiles du monde.

Le passage du Grand-Cerf est à deux pas du Dépôt et de L'impact et pas très loin du Marais...
Les restaurants gays des rues Tiquetonne et Marie Stuart sont également tout proches ( Aux Trois Petits Cochons, Le Loup Blanc, L'Ojilou, Mi Cayito, Pigz).


A lire :
Passages couverts parisiens
Editions Parigramme

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Web www.paris-gay.com

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