
Autant être clair : Antoine Bourdelle n'était
pas homosexuel.
Mais certaines de ces uvres dégagent un sentiment homo-érotique
évident.

Les garçons sont sensibles à son émouvant Adam (1889) ou à la poésie de son Centaure mourant (1911).


Les filles découvrent plusieurs types de femmes, souvent dominatrices et distantes. Serpentines et ensorceleuses aussi (Le Fruit, Pénélope, Sappho ).



Et surtout, la découverte de l'uvre de
ce sculpteur majeur du début du XXème siècle
se déroule sur les lieux même de sa création.
Le vieil atelier de Bourdelle (dans son jus), une partie de son appartement,
des cours et jardins donnent à l'ensemble un caractère
unique dans la capitale.
C'est un des plus beaux musées d'atmosphère de Paris.



Antoine Bourdelle s'installe ici en 1885. Cet artiste, très proche de Rodin, va ensuite rompre avec l'esthétique du maître pour trouver sa propre voie. Il s'inspire de la période archaïque grecque et du Moyen-âge pour définir sa propre modernité.

Pendant des générations, les écoliers de France ont connu ce sculpteur grâce son Héraklès Archer (1909) qui ornait la couverture des cahiers de classe, son premier grand succès artistique. Il signe en 1913 les sculptures de la façade du théâtre des Champs-Elysées. Il meurt en 1929.


Le musée ouvre en 1949. Il est aujourd'hui à l'ombre
de la tour Montparnasse. Etrange mariage mais belle visite dans un
quartier devenu assez froid et impersonnel.

Musée Bourdelle
18, rue Antoine Bourdelle
75015 Paris
M° Montparnasse-Bienvenüe.
Accès gratuit aux collections permanentes.
Ouvert tous les jours sauf lundi et jours fériés de
10h à 17h40.
Tel: 01 49 54 73 73.